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Alimentation du cheval de course trotteur

Forums consacrés à l'élevage des chevaux de course: ethologie, croisements et aspects génétiques des étalons, poulinières, foals et yearlings.

Alimentation du cheval de course trotteur

Messagede eric le Jeu 18 Juin 2009 12:38

Bonjour,
Quelques éléments de réflexion sur l'alimentation des chevaux de course et des trotteurs en particulier.
La contenance de l'estomac du cheval est de 15 l environ, mais comme il ne peut être rempli qu'aux 2/3, sa capacité
effective ne dépasse pas 10 l. En raison du faible volume de l'estomac, le bol alimentaire y est peu brassé et l'ordre d'arrivée des aliments correspond le plus souvent à l'ordre de sortie. Il est impératif de respecter un ordre dans la distribution des aliments pour éviter indigestions et coliques. Commencer par donner à boire si l'eau est donnée au seau, après les fourrages, puis en dernier céréales et concentrés car ces derniers ont besoin d'une digestion gastrique pour une assimilation maximale. Ne pas se contenter de 2 ou 3 repas quotidiens mais en prévoir au contraire 5 ou 6. Un cheval de course ne se nourrit pas uniquement avec de l'avoine et de l'herbe, il est temps que les professionnels passent à une nourriture plus élaborée. Le nourrir de cette façon est courir le risque de problèmes articulaires précoces. Les bons résultats sont obtenus pour 40% grâce à la génétique et pour 60% grâce à l'alimentation. Ces chiffres sont à méditer car ils signifient qu'un poulain aux origines modestes peut prétendre à un beau parcours si l'alimentation qui lui est proposée tient compte de ses besoins réels. L'avoine a un avantage sur les autres céréales compte tenu de sa forte concentration en acides aminés et de ses matières grasses. Elle accuse par contre un net déficit en calcium et un rapport phospho/calcique aberrant ce qui ne manquera pas d’entraîner suros et éparvins - carence en calcium - excès de phosphore - consommation prolongée d'herbe ou de fourrages riches en oxalates (acide dont la molécule contient de l'oxygène présent dans de nombreux végétaux).
L'ostéochondrose est elle aussi une maladie due a une nourriture déséquilibrée. Le cartilage de croissance n'est pas remplacé par de l'os. la faute imcomberait à un manque de cuivre et à un mauvais ratio zinc/cuivre ( 3 / 1 ). Les troubles tendineux sont nombreux, on accuse volontiers l'effort alors que le claquage est du le plus souvent à une alimentation
énergétique excessive, a un déséquilibre en minéraux, à une insuffisance en acides aminés.(propriété anti-oxydantes dans l’écorce de boldo, alcaloide présent dans les feuilles du boldo. D'après mon analyse personnelle, une bonne poulinière est une poulinière qui perd de l'état le mois qui suit la naissance, elle retransmait les réserves accumulées dans le lait qui est profitable au poulain (réserve emmagasinée, calcium, oligo-éléments, etc.. sans cela, ça veut dire qu'elle garde les réserves pour elle.

D'autre part, l'important pour un jeune cheval c'est d'avoir un estomac assez développé avant le 1er hiver, il faut donc commencer à les nourrir dès le 1er mois après leur naissance, même si le lait maternel n'est évidemment pas remplaçable.
eric
 
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Re: Alimentation des trotteurs

Messagede DidierBarlogis le Dim 28 Juin 2009 22:32

Bonsoir,

Eric, je sais que tu as toute une foule d'informations sur l'alimentation du cheval de course. Une part de la réussite en course provient de là. L'achat de la nourriture revient cher, mais on peut très bien s'en sortir en compensant par la connaissance et l'équilibrage des rations.
DidierBarlogis
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